Les travailleurs ont droit à quatre semaines de congés payés par an. Cependant, pour en bénéficier, il faut compter douze mois de travail effectif l’année précédente. Pour les jeunes travailleurs fraîchement diplômés, ce critère est désavantageux. Ils n’ont en effet pas encore travaillé une année entière et ont donc constitué moins de droits aux vacances.
Le 8 mai, 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, la CSI a lancé une grande campagne mondiale contre les menaces pesant sur les droits et les libertés des travailleurs, sur l’état de droit et sur la démocratie dans le monde entier. Sous le gouvernement Trump-Musk, de nombreuses mesures ont été prises qui menacent directement les droits fondamentaux de millions de personnes.
Les inégalités sont l’un des plus grands défis de notre époque. Dans le monde entier, des citoyens sont confrontés à des inégalités sociales, économiques et fondées sur le genre qui limitent leurs chances et menacent leur bien-être. La protection sociale joue un rôle déterminant dans cette lutte contre les inégalités. Elle offre non seulement un filet de sécurité pour les groupes vulnérables, mais fait également office de levier pour la justice sociale et le développement durable.
Dans la série dans laquelle nous examinons l’accord de gouvernement d’un œil critique, nous avons déjà attiré l’attention précédemment sur l’impact pour les malades et les pensionnés. Aujourd’hui, nous nous concentrons sur les seniors, qui représentent pas moins de 20 % de la population. Que signifie cet accord pour eux ?
Faire des économies ? Commencez par les subventions salariales pour le travail d’équipe et de nuit !
En pleine cure d’austérité, le gouvernement De Wever coupe dans notre sécurité sociale. Travailleurs, malades, demandeurs d’emploi et pensionnés : tous doivent accepter de faire des efforts. Dans le même temps, l’argent continue de couler à flots pour d’autres acteurs.
Ainsi, les entreprises reçoivent chaque année plus de 2 milliards d’euros en lien avec l’exonération fiscale pour le travail d’équipe et de nuit.
Autrefois instaurée pour renforcer l’industrie, cette mesure est devenue un système de subvention coûteux dont l’impact est à peine évalué. Pour certains employeurs, le travail de nuit est même moins coûteux que le travail de jour. Pendant ce temps, les problèmes de santé s'accumulent chez les travailleurs de nuit : fatigue, risque accru de problèmes cardiaques, cancer et troubles du sommeil. C’est la société qui en paie le prix.
Et si le gouvernement commençait par faire des économies sur ce poste, au lieu de toujours s’attaquer aux plus faibles ?
Le secrétaire fédéral Andrea Della Vecchia (Centrale générale) passe à la loupe les exonérations fiscales pour le travail d’équipe et de nuit dans cette analyse pointue.
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Aujourd'hui, plus d’1 travailleur sur 4 (27 %) se sent mal dans sa peau (au travail). Les causes évoquées sont entre autres une pression élevée au travail, le stress et une perturbation de l’équilibre entre travail et vie privée. A cela s’ajoutent des incertitudes sur le plan financier et géopolitique. L’impact de ce mal-être est perceptible, non seulement pour les travailleurs concernés, mais aussi dans le chef des employeurs. Ainsi, l’intention de continuer à travailler dans le secteur industriel est passée de 40 % à 30 %.
La réforme des pensions De Wever-Bouchez a de graves conséquences pour les travailleurs qui sont régulièrement au chômage temporaire. Ils risquent en effet de subir de lourdes pertes de pension. En effet, le gouvernement veut réaliser des économies substantielles sur les « périodes assimilées », c'est-à-dire les jours où vous ne travaillez pas mais qui comptent pour votre pension.
Chaque État membre de l’UE doit veiller à ce que les hommes et les femmes reçoivent un salaire égal pour un travail égal (article 157 TFUE). En 2023, ce principe a été élaboré plus en détail dans une directive européenne qui doit être transposée en droit belge d'ici 2026.
Ces dernières années, les flexi-jobs sont devenus un sujet brûlant. L’accord de gouvernement prévoit même que cette forme d’emploi doit être ouverte à tous les secteurs. Les syndicats ont été invités à donner leur avis sur la question et ont formulé une proposition commune.
Le fait de travailler un jour férié comme le jour de l’An ou le lundi de Pâques donne lieu à une compensation. En effet, la loi prévoit le droit à un repos compensatoire.