Actualités Syndicales

Restez à jour avec l'aperçu de nos actualités

Le plan de formation : former davantage et mieux sur le lieu de travail !

La période des plans de formation est de retour. Dans les entreprises de nos secteurs du Métal et des transports, la loi oblige les employeurs à établir un nouveau plan de formation au plus tard le 31 mars 2026.

Le licenciement pendant le congé parental est une discrimination

Une décision récente du tribunal du travail de Bruxelles confirme clairement ce qui est encore trop souvent ignoré : les travailleurs sont protégés contre le licenciement pendant le congé parental, y compris les pères et les parents adoptifs.

Nouvelles règles en matière de maladie à partir de 2026

À partir du 1er janvier 2026, les nouvelles règles de la politique « Retour au travail » entreront en vigueur. Bien que le gouvernement parle de réintégration, la dure réalité est qu'il s'agit d'une pure opération d'économie sur le dos des travailleurs malades et de la sécurité sociale, tandis que les employeurs restent à l'abri financièrement.

1. Le certificat médical : moins de confiance, plus de coûts
L'exemption âprement disputée qui vous permettait de ne pas présenter de certificat médical trois fois par an si vous n'étiez malade qu'un seul jour est ramenée à seulement deux fois par an.
> Conséquence : toute personne malade pour la troisième fois est obligée de se rendre chez le médecin. Cela nous coûte non seulement de l'argent, mais cela impose également une charge supplémentaire à l'assurance maladie, en plus du médecin de famille, en raison de consultations inutiles.
> Qu'est-ce qui constitue une amélioration ? Désormais, votre médecin traitant (pour l'instant, uniquement votre médecin traitant) envoie le certificat de maladie directement et par voie électronique à votre mutuelle. Si vous êtes en incapacité de travail pendant plus de 14 jours. Une prolongation de cette période est également transmise par voie électronique.

2. Délai de rechute porté à 8 semaines : un cadeau pour l'employeur
Le changement le plus radical concerne les règles relatives au salaire garanti. Jusqu'à présent, un employeur devait à nouveau vous verser l'intégralité de votre salaire si vous tombiez à nouveau malade après 14 jours de reprise du travail, sauf s'il s'agissait d'une autre affection. Ce délai est désormais porté à 8 semaines.
> La facture pour l'employé : vous retombez malade dans les deux mois suivant votre retour ? Dans ce cas, votre employeur ne doit plus vous verser un centime. Vous tombez immédiatement sous le régime des allocations de la mutuelle. Vous conservez donc 60 % de votre salaire (plafonné) au lieu du salaire garanti.
> Le bénéfice pour l'entreprise : le coût salarial des travailleurs malades est ainsi massivement transféré à la sécurité sociale. Les entreprises économisent sur leurs responsabilités, tandis que vous restez dans l'incertitude financière.

3. Exemption illimitée en cas de reprise partielle du travail
Même en cas de reprise partielle du travail (« travail adapté »), les employeurs ont le dernier mot. Auparavant, en cas de rechute (pour la même maladie), ils étaient à nouveau tenus de verser le salaire garanti après 20 semaines. À partir de 2026, cette limite sera complètement supprimée.
> Aucun risque pour l'employeur : tant que vous travaillez à temps partiel après une maladie, l'employeur ne supporte plus aucun risque financier en cas de rechute. Les coûts (salariaux) qui étaient auparavant supportés par l'entreprise elle-même sont désormais répercutés sur la sécurité sociale. On appelle cela « convaincre les employeurs », nous appelons cela un chèque en blanc pour les entreprises au détriment de la solidarité.

Notre point de vue
Ces mesures transfèrent le risque de maladie du bilan de l'entreprise vers votre portefeuille et la sécurité sociale. En tant que syndicat, nous continuons à insister sur une véritable réintégration basée sur la prévention et le bien-être. Cette politique n'incite pas les employeurs à rendre le travail « faisable ».

Transition énergétique mondiale : vers un point de basculement ?

Le monde a récemment pris deux mesures importantes pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles. En 2025, pour la première fois depuis des décennies, la Chine et l'Inde ont produit moins d'électricité à partir du charbon.

Les nouvelles règles CEE donnent enfin plus de pouvoir aux travailleurs

L'Union européenne a adopté une nouvelle directive sur les comités d'entreprise européens (CEE). Cela peut sembler technique, mais pour les travailleurs, c'est tout sauf un détail. Alors que les multinationales restructurent, investissent ou mettent en concurrence leurs sites, les représentants des travailleurs obtiennent davantage de droits et un levier plus important au niveau européen.

L'attaque contre l'indice recalculée

Les décisions prises concernant l'indexation ont une incidence sur l'ensemble de votre carrière. Le gouvernement de l'Arizona le prouve une fois de plus avec sa décision d'appliquer deux fois un « saut d'indexation allégé ». Une mesure qui semble temporaire sur le papier, mais qui, en réalité, entraîne une perte de pouvoir d'achat à vie.

Assouplissement du travail de nuit, primes sous pression

Le gouvernement de l'Arizona lève davantage l'interdiction générale du travail de nuit. Le cadre juridique est adapté pour le secteur de la distribution et du commerce électronique, et cet assouplissement est étendu à des secteurs connexes, notamment les commissions paritaires 100 (commission restante des travailleurs), 127 (commerce des carburants), la commission paritaire 140.03 (transport routier pour le compte de tiers) et la commission paritaire 149.04 (commerce des métaux).

Cela a des conséquences concrètes sur les prestations du soir et de nuit, en particulier pour les nouveaux travailleurs.

Que dit exactement la loi ?
  • Le travail de nuit reste légalement défini comme le travail effectué entre 20 heures et 6 heures.
  • Dérogation spécifique : pour le secteur de la distribution, le commerce électronique et les secteurs connexes, le travail de nuit est désormais limité aux heures prestées entre 23 heures et 6 heures.

Concrètement, cela signifie que

  • le travail entre 20 h et 23 h n'est plus considéré comme du travail de nuit dans ces secteurs ;
  • les primes de nuit ne sont légalement obligatoires que pour les prestations entre 23 h et 6 h.

Sous la pression des syndicats, les plans initiaux du gouvernement – qui prévoyaient que les primes ne s'appliqueraient qu'entre 24 heures et 5 heures – ont été modifiés. Néanmoins, cet assouplissement reste problématique.

Qu'est-ce que cela signifie pour le commerce des métaux ?

Pour les nouveaux travailleurs à partir du 1er avril 2026

  • Les primes et avantages pour le travail entre 20 heures et 23 heures ne sont plus automatiquement dus.
  • Seules les prestations entre 23 heures et 6 heures donnent encore droit à une indemnité de nuit légalement obligatoire.

Pour les travailleurs déjà en service avant le 1er avril 2026

  • Les primes existantes sont maintenues.
  • Les employeurs ne peuvent pas les supprimer unilatéralement.
Des dérogations restent possibles

Important :

les conventions collectives sectorielles ou d'entreprise et les règlements de travail permettent de conclure des accords plus favorables que ceux prévus par la loi, même si les employeurs ne sont pas toujours disposés à le faire.

Il s'agit là d'un levier syndical évident.

Position de la FGTB

L'extension de ce régime assoupli au commerce des métaux est un choix politique, et non une nécessité économique. Bien que le pire ait été évité, le fond de la mesure reste problématique :

  • les nouveaux travailleurs bénéficient d'une protection moindre ;
  • les travailleurs d'un même lieu de travail risquent de subir des inégalités de rémunération ;
  • le travail de soirée et de nuit devient moins cher, mais pas plus facile à gérer.

Pour la FGTB, la ligne reste claire : le travail de soirée et de nuit doit rester exceptionnel. De nombreuses études démontrent ses effets négatifs sur la santé des travailleurs. Au minimum, ces prestations doivent être correctement rémunérées et convenues collectivement.

IA : 10 questions pour le comité d'entreprise et le CPPT

L'intelligence artificielle (IA) a une influence croissante sur le marché du travail, même si son impact varie considérablement selon le secteur et la fonction. Pour la FGTB, il est important que les représentants des travailleurs se penchent sur ce thème et sachent ce qui se passe (ou ne se passe pas) dans leur entreprise en matière d'IA.

Attention, retraités (aspirants) flexi-jobbers !

La sécurité sociale adapte sa procédure de contrôle pour les pensionnés ayant un flexi-job, et ce à partir du 4e trimestre 2025.

Pour rappel : en tant que travailleur, vous devez prouver que vous avez été employé à 4/5 au moins par un ou plusieurs autres employeurs au cours du 3e trimestre précédant le trimestre du flexi-job.

Une autre règle s'applique aux pensionnés légaux. Pour eux, il suffit d'être inscrit au cadastre des pensions à la fin du trimestre T-2.

Jusqu'au 3e trimestre 2025, l'ONSS ne contrôlait que l'âge au moment où le pensionné commençait son flexi-job : toute personne âgée de 66 ans ou plus remplissait automatiquement les conditions.

À partir du 4e trimestre 2025, ce contrôle changera. L'ONSS ne tiendra plus compte de l'âge, mais vérifiera si :

  • vous êtes inscrit au registre des pensions au trimestre T-2 ;
  • si ce n'est pas le cas, si vous avez fourni au moins 80 % des prestations au trimestre T-3 et s'il n'y a pas eu de réduction du volume de travail.

Ce changement a des conséquences pour les personnes qui ont atteint l'âge de 66 ans, mais qui n'étaient pas encore inscrites au registre des pensions au cours du trimestre T-2, par exemple parce que la pension légale n'avait pas encore été demandée.

Quiconque sous-traite du travail doit également contrôler

À partir du 1er janvier 2026, les règles relatives à la responsabilité de la chaîne seront considérablement renforcées en Flandre. Les entreprises qui travaillent avec des sous-traitants seront désormais activement responsables de ce qui se passe dans leur chaîne. Fraude sociale, emploi illégal ou sous-rémunération chez un sous-traitant ? Dans ce cas, le donneur d'ordre pourra également être tenu responsable. Il ne sera plus possible de fermer les yeux, les contrôles seront obligatoires.