Si vous tombez malade ou si vous avez un accident, votre contrat de travail est temporairement suspendu. Votre employeur doit toutefois continuer à vous verser votre salaire : c'est ce qu'on appelle le salaire garanti. Il s'applique pendant les 30 premiers jours d'incapacité de travail.
Combien recevez-vous en tant qu'ouvrier ? L'employeur paie :
- Jours 1 jusqu'à 7 inclus→ 100 % de votre salaire brut
- Jours 8 jusqu'à 14 inclus→ 85,88 % de votre salaire brut
- Jours 15 à jusqu'à 30 inclus→ 25,88 % de votre salaire brut (le reste est pris en charge par la mutuelle, soit 85,88 % au total)
Salaire garanti = salaire que vous percevriez normalement si vous travailliez.
Les primes (équipes, nuit, ...) et les heures supplémentaires prévues doivent donc également être prises en compte. Les chèques-repas ne sont pas dus : ils ne sont accordés que pour les jours de travail effectifs.
Que devez-vous faire pour avoir droit au salaire garanti ?
- Présenter au moins 1 mois de service ininterrompu.
- Informer immédiatement votre employeur de votre maladie.
- Fournir un certificat médical conformément aux règles prévues dans le règlement de travail.
- Attention : vous n'avez pas droit au salaire garanti en cas de faute grave ou de blessure lors d'une compétition sportive rémunérée.
Nouvelles règles à partir du 1er janvier 2026.
Malade sans certificat
Au maximum 2 fois par an (le premier jour) malade sans certificat (actuellement : 3 fois par an).
Astuce : vous travaillez dans une PME (<50 travailleurs) ?
Vérifiez votre règlement de travail : il peut stipuler que vous devez présenter un certificat médical dans tous les cas.
Certificat électronique
Le certificat médical sera désormais envoyé à l'employeur par voie électronique via l'eBox. L'INAMI peut utiliser ces informations à des fins de contrôle.
Rechute
Maintenant : à nouveau droit au salaire garanti après 14 jours de reprise du travail.
Nouvelle règle à venir : seulement à nouveau droit après 8 semaines.
Reprise progressive du travail
Maintenant : après 20 semaines de reprise progressive du travail, l'employeur continue de payer le salaire pour les heures travaillées.
À partir de 2026 : seule la mutuelle paie, l'employeur ne paie plus.