Nous y revoilà. Pour les deux prochaines années, nos salaires ne pourront pas dépasser l’index. La marge salariale pour 2025-26 s’élève à 0,0 %. Cela signifie que les salaires des travailleurs ne pourront de nouveau pas être augmentés par le biais de négociations sectorielles ou d’entreprise.
Nous ne cessons de le répéter. La manière dont la norme salariale est actuellement calculée n’est pas correcte.
- En 2017, le gouvernement Michel-De Wever a renforcé la loi salariale en introduisant un facteur de correction et une marge de sécurité. De ce fait, la marge salariale disponible a été revue à la baisse de manière artificielle. Sans ce durcissement, la marge salariale s'élèverait à 1 %. Cela reste peu élevé, mais c’est mieux que rien.
- En outre, le handicap salarial, servant de base au calcul, ne tient pas compte des subventions salariales et des réductions de charges patronales pour les entreprises. Si nous prenions ces facteurs en compte, la marge salariale fluctuerait autour des 2,5 % pour 2025-26.
Notre revendication ? La loi salariale doit être amendée. Il n’est pas normal que les syndicats des secteurs lucratifs et les entreprises ne puissent négocier des salaires plus élevés. Nous continuons donc de lutter pour une réforme juste de la loi salariale, pour que les travailleurs aient leur part du gâteau.